Homélie pour le 11 novembre 2018

11 novembre 1918, les armes se taisent. La joie immense est tempérée par le souvenir bien présent de toutes les victimes. L’espoir d’une paix durable habite toutes les personnes, en France, en Allemagne et dans tous les pays qui ont participé au conflit. Un souhait habite beaucoup : que cette guerre soit vraiment la dernière !

Hélas, très vite dans les années qui ont suivi, des tensions renaissent et conduiront à une nouvelle guerre en Europe, 20 ans plus tard.

Et, malheureusement, d’autres guerres prendront la suite. Ailleurs dans le monde. En Asie, en Afrique, au Moyen Orient, et sur d’autres continents.

Aujourd’hui encore, des conflits internationaux continuent à briser des vies, des familles et des peuples entiers, obligés souvent de fuir leur pays. Et s’ajoutent les diverses formes de terrorisme qui menacent toutes les régions du monde. Parfois en utilisant même le nom de Dieu.

Parfois, il semble que l’humanité ne retient pas les leçons de l’histoire et que l’aspiration de tous les hommes à la paix est balayée par d’autres intérêts qui rallument les armes et la mort de tant d’innocents.

Comme tous les hommes et femmes sur terre nous aspirons à la paix et à un avenir paisible pour toute l’humanité. Et rien de ce qui touche d’autres et femmes dans le monde ne nous est étranger.

C’est ce qui fonde notre prière pour la paix, comme l’une de nos grandes intentions, aujourd’hui, mais aussi chaque jour.

Prier pour la paix, c’est présenter à Dieu ses enfants qui, à travers le monde, sont engagés, souvent malgré eux, dans les conflits actuels.

Prier pour la paix, c’est demander à Dieu de nous rendre attentifs et accueillants à son Esprit de paix, présent au cœur de chacun.

Prier pour la paix, c’est poser des actes qui font de nous des artisans de paix, avec ceux et celles dont nous partageons le quotidien.

Prier pour la paix, c’est nous rappeler que la paix dépend beaucoup des choix de notre société. Nous le savons, la justice et les droits humains, le développement, l’avenir de la planète, sont autant de noms de la paix. Demander à Dieu d’éclairer chacun, chacune, pour exercer ses responsabilités vers le bien de tous et poser des actes quotidiens qui nous rendent plus solidaires, c’est aussi prier pour la paix.

Tout homme est mon frère. Voilà la Bonne Nouvelle que Jésus nous a transmise. En cet anniversaire d’un moment de paix et du souvenir de toutes les morts de la première guerre mondiale, ouvrons notre cœur et notre prière pour pouvoir dire avec conviction ‘plus jamais cela !’

Père Bernard.